Petite devinette : quels sont les points communs entre Julien De Wilde, Johnny Thijs, Phillip Vandervoort, Wouter Torf, Sophie Dutordoir, Marc Coucke, Dirck Jacxsens. Réponses...

Un, ils sont chacun PDG d'une grande société en Belgique. Deux, ils prêtent leur image à la campagne de sensibilisation de l'IBSR, destinée aux conducteurs de voitures de société ou se rendant au boulot en voiture. Trois, ils sont tous... néerlandophones.

 
Anecdotique leur appartenance linguistique ? Dans un contexte communautaire qui empoisonne toute la vie publique belge, faut-il vraiment voir le mal partout ? Sans doute non. Mais quand l'objectif d'une campagne d'affichage est de faire passer un message, tout bon communicateur sait que si le public peut s'identifier à celui qui le délivre c'est du bonus. Et en Belgique, peut-être plus encore qu'ailleurs en ce moment, faire partie d'une même communauté, ça peut aider.

Bien sûr les affiches de l'IBSR sont bilingues (et portent par ailleurs une campagne au concept original). Mais n'y avait-il vraiment aucun patron francophone disponible pour demander aux travailleurs de lever le pied sur la route ? N'y avait-il pas moyen, par exemple, de faire dire à un Pierre Sonveaux, patron de la Sonaca, un bon jeu de mots en relation avec la vitesse et les moteurs d'avions, comme on l'a fait avec l'internet rapide pour le patron de Microsoft Belgique Phillip Vandervoort ?

La société est belge

et c'est ça qui compte Plusieurs firmes francophones ont été contactées mais, pour des questions d'agenda notamment, n'ont pu répondre positivement, assure-t-on à l'IBSR. Et puis, peu importe que le patron soit flamand ou francophone, « la société est belge et c'est ça qui permet l'identification », dit Benoît Godart, le porte-parole de l'Institut, qui pensait d'ailleurs que la directrice générale d'Electrabel, Sophie Dutordoir était wallonne - elle est Gantoise.

Pourtant, selon certaines sources, le malaise communautaire serait bien réel au sein du personnel de l'IBSR, déjà déstabilisé par un tap-son - ce bracelet sonore pour les cyclistes - imposé par une Étienne Schouppe en campagne électorale en dépit d'un avis négatif en interne (notre édition du 2 juin). En cause un management qui préparerait ni plus ni moins qu'une scission de l'Institut qui pourrait à l'avenir mener des campagnes distinctes au nord et au sud.

« Les francophones se sentent déjà écartés de certains dossiers et, vu l'ambiance, il y en a même qui regardent les offres d'emploi », indique une source qui est régulièrement en rapport avec l'IBSR.

Cette campagne est-elle un signe visible d'un split programmé ? Alors que la régionalisation du code de la route est au programme de certains partis en Flandre, cette hypothèse découlerait d'une certaine logique .

« Non, ça ne tient pas la route, ce sont des rumeurs », dit Benoît Godart. Qui explique que s'il y a bien un processus de réorganisation en interne en cours depuis un an, celui-ci ne vise « qu'à mieux coller aux réalités du terrain et à cibler le message en fonction du public visé ». Quand on sait qu'on s'est réveillé ce lundi matin avec deux pays au lieu d'un ...

 

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Mais au fait, et si la sécurité routière passait aussi par l'unité et l'uniformité des règlements et des décisons...il y aurait déjà matière à dire et à penser... et si, en plus, ceux qui prônent la sécurité routière s'informaient auprès de ceux qui la vive et la pratique au quotidien alors là, peut-être, on arrêterait de perdre son temps en longs palabres stériles ....

 

Bonne route à toutes et à tous ....